Rexecode publie une nouvelle étude sur l’allocation de l’épargne des ménages en France et en Europe, en partenariat avec l’AFG, l’AMAFI et France Invest.
L’étude comporte deux sections complémentaires : i) un état des lieux chiffré en comparaison internationale de l’allocation de l’épargne dans huit pays européens et aux Etats-Unis, et ii) une proposition de cadre pour penser l’optimisation de l’épargne d’un point de vue macroéconomique.
Aujourd’hui, les ménages français, pourtant fortement épargnants, restent peu exposés aux actions (19 % de leur patrimoine financier), ce qui pèse sur leur rendement. Sur les 20 dernières années, l’écart de rendement annuel moyen entre le patrimoine financier des ménages français et scandinaves atteint 3 à 4 points de pourcentage. Un rééquilibrage modéré – à 27 % – de la part actions dans les patrimoines permettrait de générer jusqu’à 340 milliards d’euros de richesse supplémentaire en 20 ans.
L’étude met en évidence un lien direct entre l’orientation de l’épargne vers les actions, la taille des fonds propres dans l’économie et la capacité des entreprises à investir, innover et croître. Plus les économies disposent de fonds propres abondants, plus elles sont capables de financer la recherche, les technologies de rupture et les phases de développement des entreprises innovantes.
En s’inspirant du modèle suédois, l’étude souligne le rôle crucial que peut jouer l’introduction d’une couche de capitalisation, en complément d’un socle de répartition, dans le développement d’un écosystème de financement et d’innovation vertueux. En Suède, les réformes des années 90 ont favorisé la constitution d’une épargne financière en fonds propres très conséquente qui irrigue les entreprises nationales, favorisant les introductions en bourse et le développement des entreprises.