Dans sa contribution, l’AFG souligne la nécessité d’adopter une approche globale afin de renforcer l’ensemble de la chaîne de financement, depuis le capital-risque jusqu’aux marchés boursiers. L’AFG met notamment en avant l’importance de soutenir la visibilité (fortement dégradée depuis « l’unbundling » du financement de la recherche sous MIFID II) et ainsi l’attractivité des PME et ETI cotées, de favoriser la reprise des introductions en Bourse (IPO). L’objectif central est de faciliter la mobilisation de l’épargne, abondante en Europe, mais insuffisamment employée à financer des investissements de long terme dans les entreprises européennes.
L’AFG insiste également sur le rôle central du cadre réglementaire qui doit rester favorable à l’investissement de long terme. L’AFG appelle ainsi à éviter les mesures susceptibles de décourager l’investissement dans les petites et moyennes capitalisations (la Retail Investment Strategy – RIS – notamment).
Enfin, il apparait nécessaire d’encourager des initiatives permettant de mieux orienter l’épargne des ménages vers le financement de l’économie européenne. Cela doit passer par des programmes d’éducation financière, par le développement des dispositifs d’épargne-retraite, par des incitations fiscales pour l’investissement en actions européennes (par exemple, des structures similaires au PEA français). La mise en place à l’échelle européenne des labels comme « Finance Europe » pourraient également contribuer à orienter l’épargne vers les entreprises européennes et les projets à long terme.
Parallèlement, les décideurs devraient éviter les produits d’investissement trop simplistes qui concentrent principalement les flux vers des fonds indiciels passifs largement investis en entreprises non européennes.