Les gestions classiques

TYPOLOGIE DES GESTIONS DES OPC

• Les OPCVM relevant de la Directive UCITS IV

• Les FIA relevant de la Directive AIFM (FIA régulés et autres FIA)

• Les autres placements collectifs qui par défaut ne relèvent d’aucune des deux directives précédentes.

On identifie les différentes catégories de gestion en fonction des classes d’actifs supports des investissements.

La gestion « actions »

  • Dans la gestion « actions », les fonds sont principalement investis en actions cotées.
  • La gestion « actions » a principalement un objectif de long terme avec un univers mondial et le risque de marché le plus élevé. C’est une gestion plutôt intuitive avec une grande variété de styles.
  • Le gérant pourra spécialiser son OPC en fonction la taille des sociétés, on parle de :

grandes valeurs ou large caps qui composent la plupart des indices phares ; ce sont surtout des valeurs de rendement qui assurent une liquidité optimale au portefeuille ;

valeurs moyennes ou mid caps : recherchées pour leur potentiel de croissance, elles permettent aussi une diversification des portefeuilles ;

petites valeurs ou small caps : le gérant a une approche très dynamique mais bien plus risquée, les portefeuille sont très spécialisés et correspondent à des profils types d’investisseurs.

  • Le gérant peut, bien entendu, utiliser aussi des produits dérivés actions en couverture des risques ou en objectif de gestion.

La gestion de taux

  • Dans la gestion obligataire ou gestion de taux, les fonds sont principalement investis en obligations et autres produits de taux.
  • La gestion taux a un objectif pouvant couvrir toutes les périodes, court, moyen ou long terme et présente moins de risques que la gestion « actions ».
  •  Elle se subdivise en deux catégories :

• la gestion monétaire avec un horizon de placement très court d’un jour à deux ans. Au sein de la classification AMF, il existe aujourd’hui deux types de fonds monétaires : monétaires court terme et monétaires.

C’est le placement le plus sécuritaire pour un investisseur, il a comme indice de référence, l’EONIA.

• la gestion obligataire offre des horizons de placement moyen, long terme (30 ans et plus). Ce sont souvent de fonds se fixant un indice de référence (ou benchmark) à surperformer. Ce type de gestion est sensible aux variations de taux d’intérêt mais offre des revenus réguliers pour les investisseurs.

  • Le gérant investit dans des titres de créances et peut spécialiser l’OPC en fonction :

• des différents émetteurs : dettes d’états, d’organismes publics, de sociétés privées,

• des pays : développés, émergents.

La gestion diversifiée

  • Son univers d’investissement autorise diverses classes d’actifs (mix entre actions, obligations et autres instruments financiers) afin de répondre aux besoins de l’investisseur.
    En effet, c’est de l’analyse du profil de risque et des besoins du client que découle, ensuite, l’allocation d’actifs la plus appropriée à son horizon d’investissement.
  • La profession a déterminé un certain nombre de profils types d’OPC correspondants à des risques et donc des investisseurs différents. En partant du plus ou moins risqué, on parle d’OPC : agressif, dynamique, croissance, équilibré ou régulier ou sécuritaire.
  • C’est dans ce type de gestion que sont utilisées les techniques de gestion les plus diverses :

• la gestion quantitative ou passive qui fait appel à des outils de modélisation et d’automatisation des prises de décision et nécessite donc des moyens techniques importants ;les fonds indiciels et les fonds à formule sont gérés ainsi ;

• la gestion discrétionnaire ou active qui repose sur le savoir faire du gérant avec un process manuel et une analyse purement qualitative. Les risques reposent sur les bonnes ou mauvaises anticipations du gérant et l’importance de ses marges de manoeuvre ;

• la gestion benchmarkée dont le portefeuille est structuré en fonction de l’indice de référence choisi par la société de gestion. Les risques et la performance s’analysent par rapport à cet indice.