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21/11/2009
Les gestions classiques Imprimer

La gestion « actions »


Depuis la fin des années 80, l’investissement en actions s’est développé à partir de trois facteurs :

  • à partir de 1986, les vagues successives de privatisations des entreprises publiques françaises ont favorisé l’émergence et la progression de l’actionnariat individuel,
  • la création du plan d’épargne en actions (PEA) en 1992 a également suscité un certain engouement pour l’investissement en actions,
  • la montée en puissance de l’épargne salariale, notamment de l’actionnariat salarié, entre aussi en ligne de compte dans cette transformation des sensibilités et des comportements.

 

Du côté de l’offre, les gérants français ont eu recours à différentes approches :

  • L’introduction des techniques quantitatives dans la gestion des actions ; certains acteurs français ont joué un véritable rôle de pionniers en la matière en appliquant l’approche quantitative à la gestion des actions de certains marchés, comme les Etats-Unis ou le Japon;
  • Le développement des gestions indicielles, dans un premier temps au travers de supports traditionnels, ensuite par le biais des Exchange Traded Funds (ETF) ;

La gestion de taux

La France bénéficie d’une longue tradition dans la gestion de taux liée à l’existence d’un marché obligataire et monétaire très développé. Ceci est dû, en partie, à la fois à l’utilisation fréquente, dans le passé, du recours à l’emprunt de la part de l’Etat, et aussi aux contraintes de ratios prudentiels qui s’imposent aux grands investisseurs institutionnels, tels que les compagnies d’assurance ou les caisses de retraite.

Les volumes ainsi que le nombre de gérants et de spécialistes dans ce domaine attestent de sa maturité (liquidités quotidiennes de plusieurs milliards d’euros).

 

Les spécialités françaises

Pendant longtemps, l’offre ne comprenait que des titres gouvernementaux. La France bénéficiant d’une grande expertise dans ce domaine, le passage à l’euro s’est effectué sans difficulté.

 

Depuis la fin des années 90, ce marché est entré dans une phase de diversification des produits, liée à l'approfondissement des marchés. Tout ceci a conduit à la création de pôles d'expertise dans des domaines aussi différents que la gestion monétaire et la gestion obligataire.

La gestion monétaire

En France, on distingue deux catégories de fonds de trésorerie :

 

  • Les fonds monétaires, ou « monétaires réguliers », catégorie réglementaire définie par l’AMF, ayant les caractéristiques suivantes : performance régulière, maturité et sensibilité du portefeuille en moyenne inférieures respectivement à 12 mois et à 0,5. D’où leur faible niveau de risque (volatilité de l’ordre de 0,1 %).
  • Les fonds de trésorerie dynamique ou de trésorerie dynamique plus. Ces fonds-ci ont souvent recours à des techniques de gestion permettant en principe de « surperformer » l’indice de référence, l’Eonia, de quelques dizaines de points de base. Il s’ensuit un portefeuille plus risqué. En leur totalité, ces fonds appartiennent majoritairement à la catégorie réglementaire des « OPCVM diversifiés », voire à celles des « OPCVM obligataires ».
  • La gestion profilée

La France dispose d’un vrai savoir-faire en gestion diversifiée. D’abord élaborée et mise au service des investisseurs institutionnels – notamment des sociétés d’assurance - cette approche s’est développée à destination des particuliers avec l’avènement des fonds profilés, qui permettent une grande souplesse, notamment dans le cadre des contrats d'assurance en unité de compte, dont les multi supports.

Cette expérience a permis de souligner l’importance du rôle du conseil. La réelle valeur ajoutée des acteurs se mesure en effet à leur capacité à poser un véritable diagnostic patrimonial pour tout type d’investisseur privé. C’est de l’analyse du profil de risque et des besoins du client que découle ensuite l’allocation d’actifs la plus appropriée à son horizon d'investissement (profils « sécurité », « équilibré », « croissance », « dynamique », « agressif »).

Le savoir-faire français en gestion diversifiée est susceptible de profiter à d’autres activités plus spécifiques, notamment à l’épargne-retraite à cotisation définie qui est, par excellence, de la gestion diversifiée. Les perspectives de développement dans ce domaine sont très importantes.

 


Le saviez-vous ?
Une réflexion de Place s'est engagée dès 2007 entre professionnels, investisseurs et régulateur sur la classification des OPCVM monétaires. Ces travaux devraient aboutir à un renforcement des critères définissant cette catégorie de fonds, en ajoutant notamment des contraintes en matière de maturité des actifs, ainsi qu'à une "normalisation" de l'information mise à la disposition des investisseurs.

Documentation

icon OPTION FINANCE n° 1021, 23 mars 2009. "Il ne faut pas tuer l’innovation" Interview d'Alain LECLAIR, président de l'AFG (publié avec l'autorisation d'Option Finance - www.optionfinance.fr).

icon Rapport d'activité 2008-2009: Pour une épargne utile au financement de l'économie

 

 

Mise à jour le 11 Mai 2009
 

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